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Ellepermet aussi de mesurer les enjeux successifs portĂ©s sur les cartes et les difficultĂ©s ou rĂ©sistances qui leur sont liĂ©es. 1. Les grands enjeux de la reprĂ©sentation du monde. a. S'approprier l'espace. Le but premier des cartes a Ă©tĂ© de figurer lâespace et de se lâapproprier en le dĂ©limitant. Les premiĂšres cartes sont Ă ce
Horsdu monde terrestre, aux bords de la carte, le temps terrestre prend fin et est remplacĂ© par l'Ă©ternel prĂ©sent du ciel, oĂč il n'y a plus besoin de points cardinaux. Et
Ajoutezcette mesure à la latitude du parallÚle le plus au sud et vous obtiendrez la latitude de votre position [13] X Source de recherche. . Pour mesurer la longitude, vous devrez placer la rÚgle à la diagonale sur les méridiens ouest et est, avec
Lefret pĂ©trolier reprĂ©sente prĂšs dâun tiers du commerce maritime mondial et les navires qui transportent le pĂ©trole brut et les produits pĂ©troliers, les tankers, ont vu leur capacitĂ© augmenter de 73 % depuis lâan 2000. Ils sillonnent les grandes routes du monde, en passant par des lieux stratĂ©giques, comme les dĂ©troits dâOrmuz, de Malacca, ou les canaux du Suez et de Panama.
LArctique nâest pas une des cinq rĂ©gions retenues par les Nations-Unies dans leur division du monde.Dans le dĂ©coupage de lâONU, les rĂ©gions arctiques sont divisĂ©es entre AmĂ©rique, Asie et Europe, remettant en cause une possible unitĂ© de lâArctique. Ă premiĂšre vue en effet, les rĂ©gions arctiques sâapprĂ©hendent bien davantage en termes de diversitĂ© que
Dautres reprĂ©sentations du monde Selon le choix du gĂ©ographe pour rĂ©aliser un planisphĂšre, la Terre prend un aspect diffĂ©rent et notre vision du monde change. Dans la rĂ©alitĂ©, lâEurope nâestpas au centre du monde. Quand on place le Nord en haut dâunecarte, ce sont les continents de lâhĂ©misphĂšreNord qui prennent de l
IGCnF. Please verify you are a human Access to this page has been denied because we believe you are using automation tools to browse the website. This may happen as a result of the following Javascript is disabled or blocked by an extension ad blockers for example Your browser does not support cookies Please make sure that Javascript and cookies are enabled on your browser and that you are not blocking them from loading. Reference ID f5e3ae92-207e-11ed-bad9-454150487955
Liste des cartes du monde, tant administratives que topographiques, permettant de faire la géolocalisation de tout lieu géographique sur Terre et sur certains astres du systÚme solaire. Cliquez sur ce lien pour accéder directement en haut de la page de la catégorie ModÚle de géolocalisation.
I CoordonnĂ©es A Vocabulaire MĂ©ridien Demi-cercle imaginaire perpendiculaires Ă lâĂ©quateur qui vont de pĂŽle Ă pĂŽle. Ils sont numĂ©rotĂ©s de 0° Ă 180° de chaque cĂŽtĂ© Est et Ouest du MĂ©ridien de Greenwich. Il y a donc 360 mĂ©ridiens. Ils indiquent la longitude. Par exemple, chacun des points du mĂ©ridien de Greenwich a une longitude de 0°. ParallĂšle Cercle imaginaire parallĂšles Ă lâĂ©quateur. Ils sont numĂ©rotĂ©s de 0° Ă 90° de chaque cĂŽtĂ© Nord et Sud de lâĂ©quateur. Il y a donc 180 parallĂšles. Ils indiquent la latitude. Par exemple, chacun des points de lâĂ©quateur a une latitude de 0°. SchĂ©ma explicatif de la longitude et la latitude, agroparistech HĂ©misphĂšre MoitiĂ© de la sphĂšre terrestre. Il y deux hĂ©misphĂšres sĂ©parĂ©s par lâĂ©quateur hĂ©misphĂšre Nord et hĂ©misphĂšre Sud. PlanisphĂšre ReprĂ©sentation du globe terrestre sur une surface plate. Ăchelle Niveau de rĂ©duction dâun paysage sur une carte. Il indique la relation entre une distance rĂ©elle et une distance sur une carte. Il y a grande Ă©chelle pour un espace petit et petite Ă©chelle pour un grand espace pays ou continent. Tropique ParallĂšle de latitude environ 23°. Il a donc deux tropiques. Celui du Nord est le Tropique du Cancer et celui du Sud est le Tropique du Capricorne. Carte indiquant les cercles polaires, les tropiques et lâĂ©quateur tous des parallĂšles, GPS Global Position System ». Il permet de situer avec exactitude nâimporte quel point sur le globe avec de coordonnĂ©es. B Se repĂ©rer sur le globe Pour nous orienter sur la surface terrestre ou sur une carte il faut repĂ©rer les quatre points cardinaux de la Rose des vents, vu quâils indiquent les directions. La boussole a une aiguille qui indique le Nord magnĂ©tique. Les marins et les gĂ©ographes ont reprĂ©sentĂ© la surface de la Terre en planisphĂšres. Pour situer avec exactitude un point de la Terre, nous nous basons sur des coordonnĂ©es gĂ©ographiques les parallĂšles et les mĂ©ridiens, qui indiquent la latitude et la longitude. LâĂ©quateur sĂ©pare le monde en deux moitiĂ©s lâhĂ©misphĂšre Nord et lâhĂ©misphĂšre Sud. Les mĂ©ridiens indiquent la longitude et les parallĂšles, la latitude. Les mĂ©ridiens indiquent aussi les fuseaux horaires. Rose des vents, pixers Exemple Les coordonnĂ©es du point P sont 30° Nord et 90° Ouest. II La Terre, la PlanĂšte Bleue La plupart de la surface terrestre est bleue vue depuis lâespace. Cela correspond Ă de grands volumes dâeau salĂ©e mers et ocĂ©ans. Il existe environ 70% dâocĂ©ans face Ă 30% de terres Ă©mergĂ©es. Il y a cinq ocĂ©ans LâocĂ©an PacifiqueLâocĂ©an AtlantiqueLâocĂ©an IndienLâocĂ©an Glacial ArctiqueLâocĂ©an Glacial Antarctique Les ocĂ©ans se communiquent entre eux par des Ă©troits bras de mer les dĂ©troits. Par exemple, le dĂ©troit de Gibraltar, le dĂ©troit du Bosphore⊠Les isthmes, par contre, sont des bras de terre qui sĂ©parent deux ocĂ©ans, comme lâisthme de Panama. Carte du monde indiquant les ocĂ©ans, les continents et les isthmes, studylibfr III Les diffĂ©rents points de vue dâun paysage A La vue aĂ©rienne verticale La vue aĂ©rienne ou verticale est prise depuis un avion ou un satellite. Elle regarde le paysage verticalement et permet de le voir comme une carte. B La vue aĂ©rienne oblique La vue aĂ©rienne oblique est prise depuis un avion mais avec un angle de vue qui permet de voir le paysage dans toute sa profondeur plan inclinĂ©. C La vue horizontale La vue est horizontale est prise directement par une personne depuis le sol Ă plusieurs mĂštres de lâobjet photographiĂ©. Ainsi, elle permet de voir les dĂ©tails. Photo Ă vue horizontale, pixers D Types de paysages En gĂ©nĂ©ral, un paysage peut ĂȘtre urbain dans la ville, pĂ©riurbain dans les extĂ©rieurs de la ville, en transition entre lâespace urbain et lâespace rural ou rural dans le champ. IV Les principaux fleuves, forĂȘts, dĂ©serts et chaĂźnes de montagnes du monde Principales chaĂźnes montagneuses du monde en rouge, scoop Principaux fleuves du monde, hgsempai Principales forĂȘts du monde, laplaneteterrevisitĂ©e V Les grandes zones climatiques La rĂ©partition des climats sur Terre, e-monsite Nous remarquons la tendance de climats chauds au niveau de lâĂ©quateur et de climats froids au niveau des pĂŽles. VI Les zones les plus peuplĂ©es du monde La rĂ©partition de la population mondiale, regards-dafricains-defrance
l'astronomie observer le ciel ciel carte du ciel lieu d'observation... latitude 44 d 48 N longitude 0 d 46 W changer la date et l'heure... > 20-08-2022 > 21 h 32 TU -1 heure +1 heure -1 jour +1 jour -1 mois +1 mois crĂ©puscule astronomique05h21crĂ©puscule nautique06h02crĂ©puscule civil06h40lever du soleil07h11coucher du soleil21h01crĂ©puscule civil21h32crĂ©puscule nautique22h10crĂ©puscule astronomique22h51 afficher... noms des constellations la Lune, les planĂštes français latin anglais Comment utiliser la carte du ciel ? Si vous voulez regarder le ciel tout en vous repĂ©rant avec notre carte, vous pouvez utiliser un smartphone mais vous risquez d'ĂȘtre Ă©blouie lors que vous regarderez le ciel dans la nuit. Le mieux est d'utiliser la version imprimĂ©e et de vous Ă©clairer avec une lumiĂšre rouge. Pour vous repĂ©rer dans le ciel, tenez la carte au-dessus de votre tĂȘte, en regardant dans la direction du sud. Contrairement Ă une carte terrestre, vous observez des objets situĂ©s au-dessus de vous et non en dessous d'oĂč le fait que l'est et l'ouest sont respectivement Ă gauche et Ă droite...Comment fonctionne la carte du ciel ? Notre carte du ciel est volontairement trĂšs simple d'utilisation. Elle est conçue pour vous permettre, en quelques clics, d'indiquer position, la date et l'heure de votre choix et ainsi d'obtenir l'aspect des constellations et la position des planĂštes visibles Ă l'oeil nu dans le ciel. Par dĂ©faut, la carte se positionne Ă l'heure du coucher du Soleil. Si vous n'acceptez pas le positionnement automatique, vous pouvez choisir une rĂ©gion d'observation sur la mappemonde, ou bien entrer directement votre position y compris en recherchant votre adresse. Nous utilisons le web-service d'OpenStreetMap pour cela. Notre carte du ciel ne nĂ©cessite aucune installation de logiciel particulier. Vous pouvez tĂ©lĂ©charger votre carte personnalisĂ©e au format PDF, gratuitement, et donc l'imprimer le plus simplement du de cette carte du ciel Elle est volontairement simplifiĂ©e pour permettre Ă chacun de se repĂ©rer facilement dans les constellations et de trouver les planĂštes visibles, sans avoir d'expertise particuliĂšre en astronomie. La carte du ciel de Ciel des Hommes est offerte Ă titre indicatif. Elle ne saurait ĂȘtre utilisĂ©e pour des opĂ©rations nĂ©cessitant une grande prĂ©cision observation avec une prĂ©cision de l'ordre de la seconde, rĂ©glage d'un tĂ©lescope spatial, tĂ©lĂ©guidage d'une sonde interplanĂ©taire, prise de rendez-vous extraterrestre, etc.Conservation de vos donnĂ©es personnelles Pour une utilisation optimale de la carte du ciel, vos choix de position d'observation latitude et longitude et de date et heure sont conservĂ©s sous forme de session de votre navigateur internet. Ces choix seront alors perdus si vous fermez votre navigateur. Vous pouvez toutefois choisir de conserver ces informations en cochant la case "conserver mes informations", ce qui crĂ©era un cookie sur votre ordinateur ou smartphone. Ce cookie ne conserve que les informations de position, date et heure. Aucune information privĂ©e telle que votre adresse IP n'est conservĂ©e, et d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale aucune information personnelle telle qu'une adresse email ne vous est demandĂ©e pour utiliser la carte du ciel. Dans notre dictionnaire de l'astronomie... Ă lire aussi... Ciel L'astronomie dĂ©bute par l'observation du ciel, qu'elle ne dĂ©finit pas rigoureusement. Le ciel commence au-dessus de notre tĂȘte, regroupant oiseaux et Ă©toiles. Ă lire aussi... La Lune Notre unique satellite naturel constitue avec la Terre un couple unique en son genre dans le systĂšme solaire, et a une grande influence sur nos vies
LE PARCHEMIN EST Ă PEU PRĂS CARRĂ, dâenviron soixante-dix centimĂštres de cĂŽtĂ©. Ă lâintĂ©rieur, tangent aux bords, un cercle graduĂ© le long duquel est Ă©crit Equinotialis » â la ligne Ă©quatoriale ; au centre, autour dâune Ă©toile, deux mots, Polus meridionalis », le pĂŽle Sud, circonscrit par un autre cercle et une autre inscription, Circulus antarcticus », le cercle Antarctique. Nul doute, il sâagit de lâhĂ©misphĂšre austral. MalgrĂ© une erreur, au demeurant Ă©tonnante Tropicus cancri », le tropique du Cancer, en lieu et place du Tropicus capricorni », le tropique du Capricorne, attendu. Plusieurs dĂ©chirures, des taches, rĂ©vĂšlent que lâobjet a connu une vie passablement mouvementĂ©e. En bas, Ă gauche, un cartouche, ou du moins, la moitiĂ© droite de celui-ci. De toute Ă©vidence, le parchemin a Ă©tĂ© coupĂ© en deux. Ă lâorigine, il devait comporter les deux hĂ©misphĂšres, reprĂ©sentant le globe terrestre selon une double projection azimutale polaire. On en connaĂźt dâautres, mais elles sont rares. Parmi les plus anciennes, on pourrait citer la mappemonde en deux hĂ©misphĂšres dâAntonio Floriano, datĂ©e de 1555 ou de 1556, elle-mĂȘme inspirĂ©e par la double mappemonde cordiforme créée par Mercator en 1538, mais qui est en fait le dessin de fuseaux polaires destinĂ©s Ă ĂȘtre montĂ©s sur un globe. Carte Hazine n° 1825 BibliothĂšque du Palais de Topkapı, Istanbul. Mais sur ces derniĂšres, est reprĂ©sentĂ© un hypothĂ©tique continent austral, magellanique » comme on lâappelle alors, suite au passage de la flotte de FernĂŁo de MagalhĂŁes, Fernand de Magellan, Ă travers le dĂ©troit qui portera son nom, entre le continent amĂ©ricain et la Terre de Feu, et initialement perçu comme lâextrĂ©mitĂ© dâune terre continentale. Cette carte semblerait donc antĂ©rieure. Pourtant, la carte porte justement la trace de lâĂ©vĂ©nement, avec cette mention trĂšs sobre, Ă©crite le long du littoral occidental de lâAmĂ©rique du Sud hesta terra descobrio Fernando de Magallannes », Fernand de Magellan a dĂ©couvert cette terre ». La traversĂ©e a eu lieu entre le 21 octobre et le 27 novembre 1521 ; la carte lui est donc postĂ©rieure. Ă moins quâelle ne soit ni lâune ni lâautre, mais quâelle soit contemporaine de cet Ă©vĂ©nement, littĂ©ralement traversĂ©e par lui. Pour le reste, les informations cartographiques sont plutĂŽt limitĂ©es. La majeure partie est vide. Ă commencer par le centre le continent antarctique est bien entendu totalement ignorĂ© ; on ne trouve pas non plus trace de la Terra Australis, qui semble avoir Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e pour la premiĂšre fois par Johannes Schöner sur le globe quâil rĂ©alisa en 1523, deux ans plus tard, mais quâon ne connaĂźt que par la carte cordiforme de Oronce FinĂ©, la Nova Universi Orbis Descriptio, la Nouvelle description du monde universel », de 1531. Les deux principales masses terrestres sont constituĂ©es par lâAfrique et lâAmĂ©rique du Sud, la premiĂšre, non nommĂ©e sur la carte, ayant Ă©tĂ© contournĂ©e Ă partir de la fin du XVe siĂšcle, la seconde, qui nâest pas encore lâAmĂ©rique, mais simplement la Terra do Brasil, ayant Ă©tĂ© dĂ©couverte par les EuropĂ©ens et explorĂ©e au tournant du XVe et du XVIe siĂšcle. Le troisiĂšme ensemble terrestre est formĂ© par lâarchipel indonĂ©sien, notamment lâĂźle de Java, Jaos » sur la carte. Le mĂ©lange de toponymes latins et portugais, mais aussi le dessin amĂšnent Ă penser que cette carte aurait pu ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par le cartographe portugais Pedro Reinel fin XVe En maints dĂ©tails, en effet, elle rappelle le planisphĂšre que celui-ci a fait en 1519. Sur lâune et lâautre, on trouve notamment la cartographie de lâarchipel qui aurait Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1513 Ă lâest de Madagascar par Pedro de Mascarenhas â qui lui a donnĂ© son nom les ilhas mascarenhas, Ă savoir lâĂźle de La RĂ©union et lâĂźle Maurice. Dans le canal du Mozambique, lâatoll de la Judia, aujourdâhui Bassas da India, est figurĂ© exactement de la mĂȘme maniĂšre ; son nom Ă©tait celui du navire portugais qui sây Ă©tait Ă©chouĂ© en 1506. Plus Ă lâest, les petites Ăźles de la Sonde sont cartographiĂ©es avec une grande prĂ©cision, jusquâĂ Banda et Ambon, atteintes par AntĂłnio de Abreu en 1511. La derniĂšre est nommĂ©e Y. dos homes brancos, lâĂźle des hommes blancs ». En revanche, le continent amĂ©ricain semble moins bien renseignĂ©. Sa limite occidentale est factice et le cartographe nâa pas tenu compte â par ignorance des avancĂ©es espagnoles ? â de la cĂŽte Pacifique dĂ©couverte par Balboa en 1513 et partiellement levĂ©e par BartolomĂ© Ruiz. CĂŽtĂ© Atlantique, le tracĂ© du littoral comporte un nombre relativement important de toponymes, du moins jusquâau cap Santa Maria ; plus au sud, le tracĂ© continue, mais sans aucun nom. Tout ceci correspond assez bien aux connaissances portugaises. Depuis la dĂ©couverte du BrĂ©sil en 1500 par Alvarez Cabral, la partie mĂ©ridionale de ces terres continentes a fait lâobjet de plusieurs reconnaissances. Tout au sud, un retour du trait de cĂŽte indiquerait le dĂ©troit, mais ce nâest quâune esquisse, pas une vĂ©ritable cartographie du lieu. Quant Ă lâocĂ©an Pacifique, non nommĂ©, il nây est indiquĂ© aucune des dĂ©couvertes de Magellan. La mention, surprenante par lâemplacement, dâAmtilhas, le long du cercle de lâĂ©quateur, Ă lâouest de lâAmĂ©rique, ne peut faire rĂ©fĂ©rence aux Ăźles dĂ©sertes et baptisĂ©es InfortunĂ©es par Magellan. Bref, dans la mesure oĂč une ordonnance royale de 1504 a interdit toute reprĂ©sentation cartographique des terres situĂ©es au-delĂ du Congo, lâauteur de cette carte ne peut quâavoir eu accĂšs Ă la Casa da India Ă Lisbonne, mais aussi au projet de Fernand de Magellan. Un dĂ©tail cartographique mĂ©rite quâon sây attarde. Dâune part, lâĂ©quateur est graduĂ©, alors que le calcul de la longitude reste toujours un problĂšme. Le premier globe Ă ĂȘtre graduĂ© sur tout lâĂ©quateur est celui construit par Martin Behaim en 1492. Dâautre part, fait unique, le mĂ©ridien dâorigine est celui de lâarchipel des Moluques, et non celui des Ăźles FortunĂ©es, dont la rĂ©fĂ©rence sâest imposĂ©e avec la redĂ©couverte de la gĂ©ographie de PtolĂ©mĂ©e â ce qui correspond aux Ăźles Canaries. Cette prĂ©pondĂ©rance accordĂ©e aux Moluques dans la construction de cette carte fait sens dans le contexte trĂšs particulier du dĂ©but des annĂ©es 1520. Le royaumedâEspagne et le royaume du Portugal Ă©taient alors en conflit, ou du moins en dĂ©saccord. Depuis que les Portugais Ă©taient parvenus aux Moluques en 1515, dans le prolongement de la conquĂȘte de Malacca par Albuquerque en 1511, les Espagnols cherchaient Ă leur tour Ă les atteindre â ce qui fut lâobjectif de lâexpĂ©dition de Juan DĂaz de SolĂs en 1515, puis celle de Fernand de Magellan en 1521 â, mais aussi Ă dĂ©montrer que ces Ăźles Ă©taient comprises dans lâhĂ©misphĂšre occidental qui leur Ă©tait attribuĂ© depuis le traitĂ© de Tordesillas de 1494. Pour rappel, dĂšs 1455, le pape Nicolas V avait Ă©mis une bulle, Romanus pontifex, accordant aux Portugais la juridiction sur toutes les terres nouvelles dĂ©couvertes au-delĂ du cap Bojador et lâexclusivitĂ© du commerce, mais le royaume dâEspagne avait contestĂ© cet ordre. En 1480, le traitĂ© dâAlcåçovas, ratifiĂ© par Isabelle de Castille et Ferdinand dâAragon Ă TolĂšde Toledo, mit un terme au conflit larvĂ© qui opposait les deux royaumes ibĂ©riques en reconnaissant aux rois catholiques la possession des Ăźles Canaries, et au roi de Portugal celle de toutes les Ăźles sises plus au sud, au large de lâAfrique. LâannĂ©e suivante, le pape Sixte IV confirmait cet accord par la bulle Aeterni regis. Mais le retour de Colomb, en mars 1493, reposa le problĂšme. Le 27e parallĂšle nord nâĂ©tait plus pertinent et les roi et reine dâEspagne interpellĂšrent immĂ©diatement le pape Alexandre VI, aragonais dâorigine, pour quâil se prononçùt en garantissant leur mainmise sur les nouveaux territoires dĂ©couverts, aussi incertains quâils fussent alors â puisque Christophe Colomb pensait bien ĂȘtre parvenu aux Indes et nâavait pas conscience dâĂȘtre Ă lâabord dâun continent inconnu. En rĂ©ponse, le pape Ă©mit cinq bulles garantissant leurs droits sur les Indes », les Bulas alejandrinas donation, partition, privilĂšges, extension. La premiĂšre, Inter cĂŠtera, datĂ©e du 3 mai 1493, Ă©tablissait la possession de ces pays et Ăźles, et enjoignait dâinstruire les habitants de ces territoires dans la foi catholique. La deuxiĂšme, prise le lendemain, reprenait Ă peu prĂšs les termes de la prĂ©cĂ©dente, mais en fixant une ligne nord-sud, situĂ©e Ă cent lieues Ă lâouest des Açores et des Ăźles du Cap-Vert. Une autre bulle du 3 mai 1493, EximiĂŠ devotionis, accordait aux monarques espagnols les mĂȘmes privilĂšges qui avaient Ă©tĂ© donnĂ©s aux rois du Portugal quant aux territoires quâils dĂ©couvriraient. Par une quatriĂšme bulle, du 25 juin 1493, Piis fidelium, le pape invitait expressĂ©ment les Espagnols Ă christianiser les habitants de ces terres, et accordait pour cela des pouvoirs spirituels spĂ©ciaux aux missionnaires. Mais câest la derniĂšre bulle, en date du 25 septembre 1493, Dudum siquidem, qui devait poser le plus problĂšme Alexandre VI garantissait aux rois catholiques les terres dĂ©couvertes Ă lâest, au sud et Ă lâouest de lâInde qui nâĂ©taient pas alors sous domination dâun autre monarque chrĂ©tien. CâĂ©tait la veille du nouveau dĂ©part de Christophe Colomb. Cette fois-ci, il Ă©tait Ă la tĂȘte dâune flotte de dix-sept navires. Câest dans ce contexte que de nouvelles nĂ©gociations furent entamĂ©es Ă Medina de Campo, Ă partir de mai 1494, et aboutirent Ă un traitĂ© â en rĂ©alitĂ© plusieurs â, signĂ© Ă Tordesillas le 7 juin 1494. Le traitĂ© enjoignait de tracer dans la mer OcĂ©ane une ligne droite de pĂŽle Ă pĂŽle, câest-Ă -dire du pĂŽle arctique au pĂŽle antarctique, ce qui est du nord au sud, laquelle ligne devant se tirer et se tirant droite, comme il a Ă©tĂ© dit, Ă 370 lieues des Ăźles du Cap-Vert, vers le couchant1 » premiĂšre grande ligne globale que les EuropĂ©ens tracĂšrent dans ce coup de force gĂ©opolitique mondial totalement inĂ©dit. Elle restait malgrĂ© tout incomplĂšte, car laissait dans lâincertitude ce qui se passait de lâautre cĂŽtĂ© du globe. Le problĂšme devint Ă©pineux prĂ©cisĂ©ment aprĂšs le tour du monde effectuĂ© par Magellan et fut rĂ©solu quelques annĂ©es plus tard, en 1529, lors du traitĂ© de Saragosse, par une deuxiĂšme ligne. Aussi la pauvretĂ© apparente des informations portĂ©es sur la carte ne doit-elle pas induire le lecteur en erreur. Cette carte, en son temps, fut Ă la pointe de la connaissance gĂ©ographique. Ce qui amĂšne au fait crucial de cette histoire cette carte ne se trouve pas dans une quelconque bibliothĂšque dâEspagne, mais fut conservĂ©e jusquâen 1923 dans le trĂ©sor du palais de Topkapi Ă Istanbul. Comment est-elle arrivĂ©e lĂ ? Elle Ă©tait dans une liasse comprenant deux cartes italiennes, deux cartes catalanes et les cartes de Piri ReÄ«s. Amiral de lâEmpire ottoman, celui-ci est surtout connu par son oeuvre cartographique, redĂ©couverte en 1929. Au dĂ©but du XVIe siĂšcle, il rĂ©alisa deux versions successives dâune carte du monde, en 1513 puis en 1528. De la carte de 1513, nous nâen conservons quâun tiers, mais celui-ci, centrĂ© sur lâocĂ©an Atlantique, montre lâEspagne, lâAfrique de lâOuest et surtout la cĂŽte amĂ©ricaine. Vingt ans aprĂšs la dĂ©couverte de ce nouveau monde » par les Espagnols, les Ottomans ont donc dĂ©jĂ captĂ© cette connaissance cartographique. Comme Piri ReÄ«s lâaffirme, ce travail de compilation Ă partir dâune vingtaine de cartes dâorigines diverses aboutit Ă une carte inĂ©dite En cet Ăąge, personne nâa vu une carte comme celle-ci. » Or, Ă cĂŽtĂ© de cartes arabes anciennes du temps dâIskender dhu-l karnain », de cartes inspirĂ©es par PtolĂ©mĂ©e et de cartes portugaises, Piri ReÄ«s a Ă©galement utilisĂ© une carte attribuĂ©e Ă QulĆ«nbĆ«, Christophe Colomb, dont nous nâavons par ailleurs aucune copie. Comment se lâest-il procurĂ©e ? Nous ne le savons pas. En tout cas, il continue, dans les annĂ©es qui suivent, Ă collecter des cartes europĂ©ennes, dont cette fameuse carte anonyme. Selon Dejarinah Couto, plusieurs hypothĂšses sont possibles2. EstĂȘvĂŁo Gomes, qui revint Ă SĂ©ville en 1521 Ă bord du San Antonio aprĂšs avoir dĂ©sertĂ© lâexpĂ©dition, juste avant le passage du dĂ©troit de Magellan, pourrait ĂȘtre lâauteur des informations portĂ©es sur la carte, oĂč rien nâest indiquĂ© au-delĂ de la baie de San Julian. Mais Andres de San MartĂn, qui Ă©tait le cartographe officiel de lâexpĂ©dition, fut puni pour avoir gardĂ© une carte des routes suivies jusque-lĂ . Le secret a probablement Ă©tĂ© prĂ©servĂ©. Autre hypothĂšse, en octobre 1522, les Portugais sâemparĂšrent de la Trinidad, qui avait Ă©tĂ© la nef amirale de Magellan. Le navire Ă©tait endommagĂ© et il avait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© quâil resterait Ă Tidore, aux Moluques, le temps dâĂȘtre rĂ©parĂ©, pendant quâElcano rentrait en Espagne via lâocĂ©an Indien. Le commandant de la Trinidad tenta une traversĂ©e de lâocĂ©an Pacifique, en vain. Ă son bord, les Portugais trouvĂšrent le journal de San MartĂn et deux planisphĂšres rĂ©alisĂ©s par Pedro Reinel. EnvoyĂ©s Ă Lisbonne, ces documents ont dĂ» ĂȘtre conservĂ©s dans la Casa da India Ă lâabri des regards. TroisiĂšme hypothĂšse, lâauteur de la carte pourrait ĂȘtre Antonio Lombardo, dit Pigafetta, lâun des rares survivants de la circumnavigation espagnole, dont on perd la trace aprĂšs 1524. Trente ans plus tard, en 1554, lâamiral ottoman Seydi Ali Reis, dans le Kitab ĂŒl Muhit, Le Livre de lâOcĂ©an », Ă©crit ceci Ă une Ă©poque antĂ©rieure, pendant que le dĂ©funt Ibrahim Pacha Ă©tait ministre, un navigateur portugais trĂšs habile est venu Ă Istanbul, le domaine bien protĂ©gĂ© du sultan. Il sâest soumis Ă la haute majestĂ© du Padisha, et comme il Ă©tait particuliĂšrement ingĂ©nieux dans lâart de naviguer et avait de grandes connaissances en navigation astronomique, on lui a octroyĂ© un salaire. Ce fut auprĂšs de lui que jâai obtenu les informations mentionnĂ©es, lui qui avait traversĂ© le dĂ©troit de Magellan, continuĂ© Ă naviguer vers la Terre de Feu, et gagnĂ© le Portugal en passant par lâextrĂ©mitĂ© mĂ©ridionale en doublant le cap de Bonne-EspĂ©rance3. Pigafetta nâĂ©tait pas portugais, mais il nâest pas impossible quâil y ait eu mĂ©prise. Quoi quâil en soit, cette carte hĂ©misphĂ©rique du monde qui montrait la possibilitĂ© dâune circumnavigation et qui, par sa prĂ©sence probable Ă bord dâun des navires de lâexpĂ©dition, portait la trace de cet acte, Ă©tait infiniment plus prĂ©cieuse quâelle nâen donne lâair aujourdâhui. Elle mĂ©ritait que lâEmpire ottoman, menacĂ© gĂ©ographiquement par lâexpansion nouvelle des royaumes ibĂ©riques, se la procurĂąt, dâune maniĂšre ou dâune autre4. La reprĂ©sentation du monde La sphĂ©ricitĂ© du globe terrestre avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e, mais le choix de Pedro Reinel dâune double projection polaire pour cartographier les deux hĂ©misphĂšres Ă©tait rĂ©volutionnaire, au sens littĂ©ral du mot. Ce type de projection Ă©tait en effet le plus Ă mĂȘme de reprĂ©senter la possibilitĂ© de faire le tour du monde par lâabsence de coupure Est-Ouest. Cependant, il est restĂ© rare et nous demeure peu familier. âș Si vous allez au fil du temps, continuez au chapitre 21, traduire la carte du monde. Si vous allez Ă rebours, avancez au chapitre 17, tĂ©moigner de navigations impĂ©riales. Lâordonnancement du monde Ă peine lâespace global a-t-il Ă©tĂ© apprĂ©hendĂ© que les puissances chrĂ©tiennes dâEurope se le sont accaparĂ©. Le globe a Ă©tĂ© immĂ©diatement perçu comme le Monde, le champ clos de leurs rivalitĂ©s. Il fallut donc pour la papautĂ©, en quĂȘte, parfois, de paix, les contenir et en fixer les limites par des grandes lignes globales. Mais câĂ©tait sans compter sur les puissances non europĂ©ennes, qui nâavaient aucune raison dâaccepter cet accaparement. âș Si vous allez au fil du temps, continuez au chapitre 20, gouverner Ă distance. Si vous allez Ă rebours, avancez jusquâau chapitre 14, quand lâordre du monde eufrasien Ă©tait musulman.
carte du monde vu du pole nord